samedi 17 juillet 2010

Les orages

La nuit passée, j'ai vécu l'orage le plus violent de ma vie - la chambre s'éclairait sans cesse et le tonnerre était si fort que j'avais l'impression que les éclairs tombaient directement sur nous. Les orages ici sont en général beaucoup plus impressionants que ceux du Québec, je ne sais pas pourquoi. Le ciel devient complètement noir très soudainement, la tempête éclate littéralement, les éclairs zébrant le ciel appuyés par une trame sonore à volume maximum de tonnerre fracassant. Il n'est pas rare d'entendre parler d'arbres déracinés (comme celui ci-dessous que j'avais vu lors de mon passage en 2004) ou que les trombes de pluie se transforment sans avertissement en mitrailles de grêle (voir le court vidéo pris de notre balcon).


dimanche 11 juillet 2010

Copenhagen (København)

Je suis allée passer une semaine de conférences à Copenhagen, avec un talk à donner, assez stressant d'ailleurs. Puisque mon talk était vers la fin de la semaine, je n'ai pas pu visiter beaucoup Copenhagen, c'était plus travail, travail, travail (en dehors des réceptions, il va sans dire ;-D).

Nyhavn - la partie la plus vieille du port de Copenhagen

Ce que j'en ai vu par contre m'a beaucoup plu: la ville est relax, tout le monde se promène à vélo alors il n'y a pratiquement pas de circulation automobile, l'eau est évidemment omniprésente, avec des bus-bateaux qui font la traversée (ceux qui me connaissent bien comprendront mon enthousiasme: de l'eau! Des bateaux!) et durant notre réception à l'hôtel de ville, le représentant de Copenhagen s'est targué d'être une ville verte avec très peu d'émissions de gaz à effets de serre. Le seul accroc à ce sentiment de propreté: les verres en styromousse pour le café tous les jours à la conférence et à l'hôtel (non seulement ce n'est pas très écolo, c'est aussi désagréable en soi).

L'hôtel de ville

Vue de l'intérieur de la bibliothèque: le design danois est surprenant

On a aussi très bien mangé: on a eu droit à une réception à l'université (avec de la Tuborg, évidemment), une réception à l'hôtel de ville et un banquet près de Langelinie (après mon talk!) qui s'est terminé en karaoké danois aux petites heures du matin pour certains - moi j'ai abdiqué vers les 2h, j'étais trop claquée! Il faut dire que, outre le stress du travail, il m'était difficile de bien dormir avec un soleil bien présent à partir de 4h30 et qui ne disparaissait complètement que vers les 23h...

Depuis le bateau-bus, vue sur l'opéra

J'ai beaucoup apprécié mon bref séjour à Copenhagen, mais ça s'est malheureusement terminé sur une fausse note avec Lufthansa annulant mon vol direct le vendredi soir (sans raison apparente d'ailleurs outre les profits) et me le remplaçant (après qu'on m'ait fait attendre avec beaucoup de confusion dans diverses files inutilement et qu'on m'ait accusée d'avoir ignoré les emails de Lufthansa (inexistants!)) par une nuit dans un hôtel douteux et l'obligation de me lever à 3h30 du matin pour prendre un vol avec escale à Berlin avec une lonnnngue attente entre les vols. Pas de compensation pour mon samedi foutu en l'air. J'étais fâchée.

Vacances à Annecy

J'avais déjà passé quelques jours à Annecy, mais Luca n'y était jamais allé et c'est tellement joli qu'on a décidé d'aller y passer quelques jours en vacances (au début juin, je suis un peu en retard dans mes nouvelles). C'était une très bonne idée! Il a fait chaud (ça changeait de Munich à ce moment-là) et gros soleil, tellement qu'on s'est transformés en homards parce qu'après autant de pluie à Munich, j'avais oublié que la crème solaire, ça peut être utile (et parce que cette erreur s'est jumelée à un tour en bateau)...

Marie et Luca à Annecy

Une autre vue de la vieille ville

Notre auberge, à côté du château, était parfaite, le patron, super sympathique, la ville, toujours aussi belle, et le lac, bon, j'avoue qu'il était un peu glacé au début juin mais ça n'allait quand même pas m'empêcher de me baigner! Et on a mangé... Luca s'est enfilé la tartiflette, la fondue savoyarde et la raclette en trois jours consécutifs (à essayer, pour les amateurs de fromage: le restaurant Le Fréti), on a bu du bon vin blanc et j'ai mangé du Beaufort en pique-nique avec du pain au noix... Mémorable. Le seul hic: on a été les tout derniers clients d'un restaurant de la vieille ville. Quelques heures après notre départ, tout a flambé (c'est pas nous, on le jure!) - c'était bizarre de voir l'intérieur calciné, les vitres éclatées et les lumières extérieures fondues le lendemain matin.

Promenade en bateau sur le lac turquoise

Coucher de soleil sur le lac

Après trois jours, on a sauté dans le train, direction Grenoble, ou enfin, pas loin de Grenoble, en campagne, chez Pierre-Antoine, Estelle et Justin (merci pour l'accueil!). Pizza maison dans le four à bois de nos hôtes et pique-nique dans un champ fleuri dans la montagne, on a beaucoup apprécié! De vraies belles vacances qui m'auront permis de me déconnecter du travail pendant quelques jours...
Nos hôtes dans le champ en fleurs

Il y avait beaucoup de parapentes, mais on n'a pas osé essayer...

mardi 22 juin 2010

Genou news

Pour faire suite à mon message sur l'orthopédie, la résonance magnétique a finalement montré que j'avais bel et bien une brisure du ménisque: je rencontre l'anesthésiste et l'orthopédiste cette semaine et je me fais opérer dans deux semaines...
Première brisure de quelque chose, premier séjour à l'hôpital, première opération et premières béquilles - j'ai vraisemblablement décidé d'innover!

Mise à jour: voilà, c'est fait, tout s'est super bien passé (même la physiothérapie en allemand!!); plus qu'une dizaine de jours en béquilles et je serai guérie!

mardi 1 juin 2010

Berlin

Tentant de fuir la pluie munichoise qui sévit depuis plus d'un mois maintenant (et ses très estivalesques 12 degrés celsius), nous nous sommes envolés vers Berlin pour une longue fin de semaine dans la capitale allemande. Berlin est grande et riche de choses à voir et à faire, mais temps oblige, on s'est limité au circuit touristique et historique traditionnel, soit: le centre de la ville, l'histoire de la deuxième guerre mondiale et de l'holocauste, le mur de Berlin et la vie en DDR (Allemagne de l'est).

Le centre de la ville est joli avec la grande avenue Unter den Linden ("sous les tilleuls") qui, comme son nom l'indique, offre une jolie balade de la porte de Brandebourg jusqu'au pont sur la rivière Spree. On a mangé les spécialités: une soirée chic aux asperges blanches (eh oui, on ne s'en sort pas ;-D), du currywurst (saucisse sauce ketchup/curry) et bien entendu un fameux Döner Kebap (inventé à Berlin par un immigrant turc).

La porte de Brandebourg la nuit

Le parlement allemand (Bundestag)

On ne pouvait pas aller à Berlin sans voir une exposition sur la deuxième guerre mondiale et l'holocauste. On a visité le musée juif dont l'architecture (par Daniel Liebeskind) est très réussie et fait partie intégrante de l'exposition - le jardin de l'exil et la tour de l'holocauste m'ont particulièrement saisie. Un autre site est aussi un incontournable: le mémorial de l'Holocauste près de la porte de Brandebourg. C'est un champ peuplé de plus de 2700 blocs de béton et s'y promener amène vraiment malaise et confusion, comme voulu par ses constructeurs.

Des figures de métal en douleur jonchent le "néant", un espace du musée juif.

Le mémorial de l'Holocauste - à l'intérieur

Le mémorial de l'Holocauste - vue de l'extérieur

Après la guerre, l'Allemagne a été divisée en quatre zones de contrôle: américaine, anglaise, française et soviétique. Berlin, en plein coeur de l'Allemagne de l'Est a aussi été scindée en quatre et, en 1961, l'Allemagne de l'Est commençait à entourer Berlin-ouest d'un mur (155 km!) afin de stopper l'exil massif de ses citoyens vers "l'Occident". En fait, on parle de "mur", mais c'était vraiment une structure plus étendue; un potentiel fugitif devait franchir: le mur interne, une barrière avec un dispositif d'alarme, une zone illuminée avec un chemin de ronde patrouillée par des gardes et des chiens et enfin le mur externe (3.6 mètres de haut), le tout en évitant de se faire repérer par les tireurs postés dans les miradors. Heureusement, le mur est tombé en 1989!

Le mur, vue de l'Allemagne de l'Ouest

Le mur: la vraie structure en arrière

Finalement, on a aussi visité le musée de la DDR, qui contient, outre la voiture-modèle de l'Allemagne de l'Est (la fantastique Trabant à 2 temps!) , un appartement typique de l'époque soviétique. Très instructif. On a aussi marché un peu dans Berlin-Est près d'Alexanderplatz, et je dois dire que certains coins sont encore assez 'soviétiques' - mais à voir les constructions en cours, ça devrait évoluer bientôt...

Ah, la toilette est-allemande: je suis pour le papier hygiénique recyclé, mais ça, c'était du papier sablé!

Façade uniforme dans Berlin-Est.


mardi 18 mai 2010

Recette: Spargelcremesuppe (crème d'asperges)

La saison des asperges est déjà de retour! Après les asperges sauce hollandaise l'an dernier, j'ai tenté la crème d'asperges hier soir. Je n'ai pas été déçue: c'était crémeux à point avec un goût délicat... J'y suis allée à l'inspiration:
- j'ai fait bouillir un demi-kilo d'asperges blanches (bien pelées à l'économe et sans le bout ligneux, les asperges blanches sont grosses et coriaces!) dans un bouillon de viande clair (assez pour couvrir), et j'ai tout passé au mixeur une fois les asperges tendres
- pendant que les asperges bouillaient, j'ai aussi préparé une sauce béchamel parfumée avec deux échalottes françaises: j'ai fait revenir les échalottes émincées dans quelques cuillérées de beurre avant d'ajouter la farine (même quantité que le beurre) et ensuite le lait (selon la consistance voulue - j'en ai mis autant qu'il y avait de bouillon pour les asperges).

Avant de servir, j'ai ajouté quelques tours de moulin à poivre et un peu de muscade (le sel est déjà dans le bouillon). Voilà:


J'aurais pu laisser les têtes des asperges pour faire joli et pour faire plus bavarois, j'aurais aussi pu ajouter - comme c'est souvent le cas ici - des petits bouts de porc dans la soupe: jambon fumé (ou Speck) en cube, lardons ou autre...

dimanche 16 mai 2010

Visite chez l'orthopédiste

Après un peu plus d'un mois de 'ouch ouille ouch ouille' au rythme de la marche, je me suis finalement décidée à aller consulter. Je craignais un peu l'orthopédie, en partie parce que je m'attendais à attendre un temps indéterminé pour rencontrer un orthopédiste, passer les examens, etc, et aussi parce que décrire une douleur au genou en allemand - plus détaillé que 'ça fait mal là' - ne me rendait pas tout à fait à l'aise. Mais mon déni était rendu ridicule, alors j'ai dû prendre mon courage à deux mains et...

Finalement, ça s'est très bien passé. Il y a une clinique d'orthopédie qui fait du sans rendez-vous chaque matin: j'ai attendu un gros 5 minutes. Je n'ai même pas eu le temps de finir mon verre d'eau dans la salle d'attente que, déjà, j'étais invitée à clopiner jusque dans le bureau du médecin qui parlait très bien anglais! Ouf!

Dans son bureau, cling pouf, deux trois clics de souris (ils sont tous branchés ici), et l'examen aux ultra-sons était complété. Changement de salle, brr clock, voilà, j'avais une belle radio de mon genou. Comme j'allais au CERN cette semaine, le dernier examen, celui qui devrait selon l'orthopédiste révéler une lésion au ménisque, a été reporté de quelques jours: mercredi je passe une résonance magnétique. En attendant, j'ai un bandage qui entoure ma rotule d'un coussinet de silicone. Bon, donc on dit 5 minutes d'attente, une demi-heure dans son bureau et quelques jours plus tard une résonance magnétique, tout ça avec le chlick-e-chlick de ma carte d'assurance (publique). Et tout était en anglais. Il ne reste plus qu'à voir les résultats (et à me faire possiblement opérer :-( ).

depuis le 27.09.2007

D'où venez-vous cette semaine?

ip-location