dimanche 16 mai 2010

Visite chez l'orthopédiste

Après un peu plus d'un mois de 'ouch ouille ouch ouille' au rythme de la marche, je me suis finalement décidée à aller consulter. Je craignais un peu l'orthopédie, en partie parce que je m'attendais à attendre un temps indéterminé pour rencontrer un orthopédiste, passer les examens, etc, et aussi parce que décrire une douleur au genou en allemand - plus détaillé que 'ça fait mal là' - ne me rendait pas tout à fait à l'aise. Mais mon déni était rendu ridicule, alors j'ai dû prendre mon courage à deux mains et...

Finalement, ça s'est très bien passé. Il y a une clinique d'orthopédie qui fait du sans rendez-vous chaque matin: j'ai attendu un gros 5 minutes. Je n'ai même pas eu le temps de finir mon verre d'eau dans la salle d'attente que, déjà, j'étais invitée à clopiner jusque dans le bureau du médecin qui parlait très bien anglais! Ouf!

Dans son bureau, cling pouf, deux trois clics de souris (ils sont tous branchés ici), et l'examen aux ultra-sons était complété. Changement de salle, brr clock, voilà, j'avais une belle radio de mon genou. Comme j'allais au CERN cette semaine, le dernier examen, celui qui devrait selon l'orthopédiste révéler une lésion au ménisque, a été reporté de quelques jours: mercredi je passe une résonance magnétique. En attendant, j'ai un bandage qui entoure ma rotule d'un coussinet de silicone. Bon, donc on dit 5 minutes d'attente, une demi-heure dans son bureau et quelques jours plus tard une résonance magnétique, tout ça avec le chlick-e-chlick de ma carte d'assurance (publique). Et tout était en anglais. Il ne reste plus qu'à voir les résultats (et à me faire possiblement opérer :-( ).

vendredi 16 avril 2010

Eyjafjallajökull

Non, ce n'est pas le chat qui a marché sur le clavier, c'est réellement le nom du volcan islandais qui fait des siennes dernièrement. Le nuage de cendres recouvre maintenant une bonne partie de l'Europe et comme les cendres peuvent bloquer/endommager les moteurs d'avion, les vols sont annulés en masse jusqu'à ce que la situation redevienne sécure. Le problème, c'est que le volcan est toujours en éruption et que personne ne sait vraiment combien de temps ça va durer... Heureusement, je n'ai aucun déplacement de prévu avant le mois de mai!Le ciel est gris aujourd'hui - je suis curieuse de voir si ça va sentir le souffre, comme il a été rapporté à Oslo!

Images prise sur le site de la BBC (16 avril en haut, 17 avril en bas):


samedi 10 avril 2010

Bamberg

À 200 km au nord de Munich, la ville bavaroise de Bamberg, classée patrimoine mondiale de l'Unesco, vaut vraiment le détour. La ville médiévale a échappé aux bombardements de la deuxième guerre mondiale et est donc parfaitement conservée. La vieille ville se visite aisément à pied - deux jours nous auront suffi à voir la grande majorité des points d'intérêt: le vieil hôtel de ville enjambant la rivière et les multiples ponts et écluses, les nombreuses églises et monastères, la petite Venise, le château d'Altenburg (et son restaurant abordable à ne pas manquer!), etc. La marche est par contre vallonneuse: Bamberg est en effet appelée la Rome de la Franconie en raison de ses sept collines.

Les spécialités locales semblent être, outre les typiques saucisses et autres plats de porc que l'on trouve partout en Bavière, les poissons et les oignons, comme la truite meunière ou les oignons farcis à la viande. Comme ailleurs en Franconie, le vin blanc est aussi typique, mais la chose à essayer absolument est la bière fumée (Rauchbier) de la brasserie Aecht Schlenkerla: un vrai délice!

Le vieil hôtel de ville de Bamberg

Le quartier de la petite Venise, où habitent pêcheurs et bateliers

Détail de la petite Venise: notez les balcons bien d'équerre ;-D

Une vue sur Michaelsberg et son monastère bénédictin

En route vers le château d'Altenburg: vue sur la ville de Bamberg

Le château d'Altenburg, datant de 1109, protégé par d'impressionnantes fortifications.

Moi, appuyée contre la tour à l'intérieur des murs du château.


mercredi 31 mars 2010

Manger dans le noir

Je n'avais jamais entendu parler du concept, mais des amis nous ont donné en cadeau un 'souper dans le noir' (voir ici: Essen im Dunkeln) et quand on dit 'noir', ça veut vraiment dire noir, voire 'noér', en québécois profond...

Le principe est simple: rendez-vous à l'endroit indiqué (l'hôtel Maritim dans notre cas) et après un bref préambule et un verre de mousseux, on est introduit dans le resto qui est plongé dans l'obscurité la plus complète. Pour éviter les accidents, les serveurs nous mènent à notre place par la main (moi je m'agrippais à Luca qui s'agrippait au serveur :) ). Les serveurs n'ont pas non plus de lunettes infrarouges, ils se déplacent simplement comme ils le font tous les jours: ils sont aveugles!

Jamais manger n'aura demandé autant de concentration - de se verser un verre d'eau (!) ou ne pas renverser son verre de vin à des tâches aussi apparemment simples comme savoir où est la nourriture dans l'assiette ou la corbeille de pain sur la table! Je conseille à tous ceux que l'expérience intéresse de se laver scrupuleusement les mains avant le souper - disons que les doigts se révèlent parfois utiles; et comme personne ne peut nous voir... :)

La nourriture était aussi très bonne; on doit deviner ce qui est dans notre assiette et notre option végétarienne était tout à fait réussie: terrine de légumes, gnocchi sauce crème et échalottes et une mousse au chocolat blanc, le tout arrosé de chardonnay... À recommander!

dimanche 21 mars 2010

Re- Bonn (et Köln aussi)

Comme je l'avais dit en septembre, je suis retournée à Bonn pour une autre semaine de conférence. La semaine a très mal commencé, avec plusieurs vols annulés en raison de la "tempète" de neige; résultat: sept heures d'attente à l'aéroport. Oh, joie intense, sept heures à visiter la zone sécurisée avec mon gros voucher de 10 euros en main! Mais bon, j'ai manqué la première journée de conférence, mais je suis finalement arrivée!

Bonn m'a fait bien meilleure impression que la dernière fois, le centre de la ville est très joli! La conférence avait lieu dans le pavillon principal de l'université, et il y a même eu un avant-midi où la session était à l'opéra, avec en prime un quatuor qui a joué du Beethoven - pas mal :)

L'université de Bonn

L'ancienne douane sur le bord du Rhin

J'ai aussi pris un peu de temps pour aller voir Köln (Cologne) qui est à 30 minutes de train: une ville beaucoup plus grande Bonn (~900000 vs ~300000 habitants) et donc beaucoup plus vivante! L'attraction touristique la plus connue de Köln est sans doute la cathédrale, parmi les plus grandes au monde (144.5 x 86.5 m avec des tours de 157 m) qui aura pris 600 ans à construire (1248-1880)!

La cathédrale de Köln

L'intérieur de la cathédrale

La vieille ville de Köln, près du Rhin

lundi 15 mars 2010

Voir Munich de haut

Je ne sais pas trop pourquoi on ne l'avait pas fait avant, c'était pourtant sur ma liste de 'choses à faire à Munich': en fin de semaine on a pris quelques minutes pour gravir les quelques 306 marches de l'escalier de la tour de l'église de St. Peter, près de Marienplatz - la plus vieille église de Munich. Ça donne une belle vue sur le centre de la ville, le Rathaus, Frauenkirche (dont un clocher est malheureusement en rénovation depuis quelques temps) et tout le reste... On aurait pu choisir une journée plus ensoleillée et moins venteuse, mais bon :)


Une vue de Munich depuis la tour de l'Alter Peter

jeudi 11 mars 2010

Marseille

Le début de la semaine m'aura permis d'échapper aux averses de neige qui se succèdent à Munich de ces temps-ci (encore aujourd'hui!) et d'expérimenter durant une trentaine d'heures un climat plus printannier en allant à Marseille. J'y allais par intérêt, c'est-à-dire pour une entrevue, mais j'ai aussi profité de l'occasion pour visiter un peu la ville.

Un sentiment d'exotisme et une certaine familiarité avec l'Italie m'ont envahie dès mon départ de l'aéroport en navette vers le centre-ville. Les collines semi-désertiques à la roche blanchâtre, les maisons couleur sable avec leur toît de tuile, mais sans doute par dessus tout cet air un peu abandonné et désuet m'ont tout de suite transportée dans un film de Marcel Pagnol. J'ai même vu un bar appelé Chez Marius - un peu plus et j'y entrais pour me commander 'eing petit pastiss'. Je me suis bien sûr acheté une grosse brique de savon à l'huile d'olive pour ramener en Allemagne...


Une vue du Vieux-Port

Des appartements dans la vieille ville, juste assez abîmés par le temps...

La ville est métissée et grouillante de vie - on pourrait se croire au Maroc par endroits. J'aurais bien aimé y aller l'été, question de visiter les calanques et de profiter d'un peu plus de soleil... Avec un peu de chance, ce sera peut-être possible...

depuis le 27.09.2007

D'où venez-vous cette semaine?

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